Après un printemps turbulent, un passage en jaune durant le Tour de France et la chute qui a suivi, le sprinteur belge espère que 2026 sera un peu moins chaotique. Cela devrait lui permettre de revenir au niveau de coureurs comme Jonathan Milan, auteur d’une année exceptionnelle.
Pour Philipsen, les objectifs pour 2026 sont déjà clairs. Interrogé par La Gazzetta dello Sport, il explique :
Mes plans seront plus ou moins les mêmes que l’année dernière. Je veux gagner les Monuments et ensuite j’espère bien performer sur le Tour de France. Et ce ne serait pas mal de remporter quelques étapes au Giro… Ce serait la première fois qu’il prendrait le départ de la course en Italie.

Plus tôt dans l’année, une chute à Nokere Koerse l’a déjà empêché de se battre pour des résultats dans les classiques de printemps. La chute sur le Tour a été encore plus douloureuse.
L’accident au Tour était vraiment grave, ce qui m’a contraint à abandonner et m’a privé du maillot vert. La récupération n’a pas été facile, car les dégâts étaient importants. Mais face à un tel obstacle, on essaie d’être fort et de le surmonter. »
Revenir en forme a demandé beaucoup d’efforts au sprinteur d’Alpecin–Deceuninck — qui deviendra Alpecin-Premier Tech en 2026.
Pendant la phase de récupération, j’ai dû trouver un nouvel équilibre et la bonne motivation pour reprendre le chemin. Juste après le Tour, j’ai réussi à changer d’état d’esprit assez vite, parce que je voulais être prêt pour la Vuelta. Là-bas, il a remporté pas moins de trois étapes.
En 2025, Philipsen s’est souvent retrouvé juste derrière des coureurs comme Jonathan Milan et Tim Merlier, qui ont dominé de nombreuses arrivées massives.
Il est important de trouver le bon équilibre avant chaque course, et ce n’est pas toujours facile, parce que je veux surtout me concentrer sur les classiques. Si j’avais le temps et la possibilité de me consacrer à 100 % aux sprints, je serais certainement dans le top trois.
En regardant vers 2026, le Belge garde un œil attentif sur l’Italien qui a remporté le maillot vert.
Il a énormément progressé et c’est certainement un adversaire redoutable, surtout parce qu’il a deux ans de moins que moi. Peut-être qu’il n’a pas pleinement montré son potentiel lors de son passage chez Bahrain, mais depuis qu’il est chez Lidl–Trek, son niveau a grimpé, et c’est bon pour notre rivalité.
Philipsen à propos de Pogacar : Je ne pense pas que quelqu’un comme lui ait jamais existé
Philipsen évolue dans une équipe soudée, mais entretient aussi de fortes amitiés en dehors, et Tadej Pogacar en fait partie.
Tadej est un ami, c’est toujours un plaisir de le voir et de discuter. On se voit rarement dans l’année parce que nos calendriers sont différents. Je ne suis pas un expert de l’histoire du cyclisme, mais je ne pense pas que quelqu’un comme lui ait jamais existé.
Le champion du monde jouit d’un statut particulier dans le peloton, mais Philipsen insiste sur le fait que ce n’est pas cela qui le rend exceptionnel.
Je pense que tout le monde le voit comme un dieu de ce sport, même si moi je le connais comme quelqu’un de très normal. Sa force réside dans le fait que, malgré tous ses succès, il reste humble et profite de la vie.














